Kebab
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Couvre-feu : les restaurants de kebabs continuent d’assurer les services de livraison de repas à domicile

Depuis la mise en place du couvre-feu pour endiguer la propagation du Coronavirus, la livraison à domicile représente une bouée de sauvetage pour un grand nombre de restaurants. Une certaine appétence pour les enseignes spécialistes du kebab se fait de plus en plus ressentir dans l’Hexagone. Tour d’horizon sur ces professionnels qui mettent du cœur à l’ouvrage pour assurer la vente à emporter et la livraison à domicile malgré le couvre-feu.

Les enseignes de kebabs tirent leur épingle du jeu

À l’heure où de nombreuses restrictions sanitaires limitent radicalement notre quotidien, les commandes pour les repas à manger sur le pouce ne cessent de se multiplier. Malgré la mise en place du couvre-feu sur l’ensemble du territoire national, les services de livraison sont maintenus, afin de limiter la casse. Toutefois, cela ne permet pas de compenser totalement les pertes de bénéfices liées à l’arrêt total de l’activité sur place pour les déjeuners ou dîners. Certaines enseignes spécialisées en kebabs offrent, par exemple, la possibilité aux particuliers de commander directement sur le site du restaurant.

Le kebab, particulièrement apprécié pour ses saveurs ottomanes et orientales

Traditionnellement, le kebab est un plat de viande tranchée en fines lamelles d’agneau, de mouton, de bœuf, de dinde, de veau ou de poulet, qui ont été embrochées en amont pour la griller. Que ce soit dans une assiette ou en sandwich, dans un pain libanais ou turc, le kebab est apprécié pour ses saveurs ottomanes et orientales en France, et dans le reste du monde.

Les origines du kebab

Certains l’appellent le “grec”. Le mot “grec” a surtout été fréquemment utilisé en Ile-de-France en raison de l’installation d’une communauté hellène pendant l’entre-deux-guerres à Paris. À cette époque, des restaurateurs ont commencé à commercialiser l’équivalent grec du kebab, les “gyros”. Il s’agissait d’une viande servie dans du pain avec une touche de tzatziki.

Toutefois, c’est bien dans l’Empire ottoman, précisément au XIXe siècle, que la fameuse broche verticale est née. Par définition, le mot kebab veut dire en turc “grillade” et döner, « tournant ». Le sandwich aurait vu le jour dans les années 1970, à Berlin, grâce à un jeune migrant turc. Ce dernier a eu l’idée de mettre une tranche de viande dans du pain. Au fil des années, le kebab s’est démocratisé, jusqu’à devenir très populaire. Un grand nombre de restaurants de kebabs ont principalement ouvert leurs portes en Allemagne et en France.

Zoom sur la consommation des kebabs en France

Qui n’a jamais goûté à un kebab de sa vie ? À l’instar du burger, de la pizza ou du sandwich jambon-beurre, le kébab s’invite peu à peu dans le peloton de tête des plats préférés des concitoyens. Les derniers chiffres sont d’ailleurs éloquents : selon des données récemment collectées, près de 350 millions de kebabs, soit 11 kebabs par seconde, seraient consommés à travers la France.

Avec environ 1,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires généré il y a une dizaine d’années, les enseignes de kebabs poursuivent leur ascension en grappillant progressivement des parts de marchés (+12 % de 2009 à 2010). En 2014, environ 11 000 restaurants kebabs ont été comptabilisés sur le sol national. Au fil du temps, la France est devenue le deuxième parc de restaurants à kebab dans toute l’Europe, en nombre d’unités, après l’Allemagne qui compte plus de 15 000 établissements et un chiffre d’affaires estimé à plus de 3,5 milliards d’euros.

Globalement, le succès du kebab fait de l’ombre à d’autres sandwichs à base de pain de mie ou de baguette comme le jambon-beurre vendu à 1,4 milliard d’unités par an. Viennent ensuite les burgers (1,4 milliard), vendus entre 70 et 75 % en service à table, ensuite les pizzas (1 milliard), puis les kebabs (360 millions), sans oublier les Bagels (300 millions).

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